Dans son bilan des expéditions de calvados en 2024, l’Interprofession des appellations cidricoles (IDAC) annonce une baisse de 6,9% des volumes, à 4,61 M de cols 70 cl.
Toutefois, elle note avec satisfaction une légère progression du marché français (+0,94%), conséquence d’une forte implication de tous les acteurs de la chaîne, du producteur jusqu’à la distribution (GMS, cavistes, CHR, vente directe et spiritourisme). Le calvados y mène depuis plusieurs années une communication générique sous forme de campagnes d’affichage, spots radio, en région l’été puis à Paris et dans les Hauts-de-France avant Noël, campagne qui sera reconduite en 2025. La présence grandissante du calvados dans les meilleurs bars de France (avec un succès pour les cocktails, comme l’intérêt croissant du concours Calva Club à l’attention des bartenders), illustre l’ancrage français et populaire de ce spiritueux.
En revanche, les exportations affichent un recul de 14,48%. Deux exceptions permettent de rester serein, les expéditions de calvados vers le Japon ont bondi de 44% l’an passé et celles vers les États-Unis, un marché en constante légère hausse depuis trente ans, ont continué à progresser de 8% sur les quatre dernières années. Gageons que la menace des taxes Trump ne viendra pas gâcher les efforts des producteurs qui ont mené des actions fortes de communication auprès de prescripteurs et influenceurs américains depuis trois ans. « Le climat géopolitique et économique incertain impacte le comportement des consommateurs sur nos principaux marchés, regrette Jean-Luc Pignol, président de l’IDAC. Nous restons orientés vers le long terme, afin de consolider notre présence nationale tout en développant nos ambitions à l’exportation. »